FamilyGeek C'est mon avis Baldo : The Owl Gardians

Baldo : The Owl Gardians

Disponibe sur PS4, PS5, Xbox One, Switch, PC et Smartphone

Annoncé en 2019 dans un trailer prometteur à l’univers très largement inspiré des studios Ghibli, ce zelda like avait refait parler de lui début 2020, promettant une sortie à l’été et d’abord sur Switch. Petite équipe, jeu ambitieux ou les deux, le titre disparaît des radars pour refaire parler de lui en mai 2021, avec une vidéo de gameplay assez longue, qui sera suivie peu de temps après par une date de sortie, sur quasi toutes les plate formes cette fois là. C’est donc dès le 27 août que Baldo pouvait être téléchargé, en se disant que les problèmes de développement étaient loin derrière, et que l’on pourrait enfin découvrir un titre attendu à qui on avait donné sa chance. Mais voilà, il s’est avéré que le jeu était bourré de petits soucis et glitchs gênants au mieux (être bloqué et devoir relancer une partie), mais aussi de problèmes beaucoup plus graves, avec des bugs vous empêchant de progresser dans l’aventure, ou pire faisant disparaître une partie de votre progression (ce dont nous avons été épargnés). Après l’arrivée de patchs en 2 temps, s’étant fait plus longuement désirés sur Switch qu’ailleurs, le jeu était finissable 3 semaines après sa sortie. Comme souvent, ce sont donc les premiers acheteurs qui en ont fait les frais, et c’est alors une drôle de relation qui s’installe avec le jeu.

The Legend of Baldo : A Link to Ghibli

On peut dire que Baldo avait tout fait pour attirer l’œil d’une certaine catégorie de joueurs, que ce soit dans son visuel ou dans son gameplay. Sur le fond d’abord avec des personnages, des décors et des monstres tout droits sortis de l’univers des studios Ghibli : vieille sorcière aux proportions étranges, chats qui parlent, monstre sans visage ; le jeu fourmille d’hommages et d’inspirations parfois très prononcés. On est en terrain connu, et c’est agréable, même si l’histoire est finalement assez en retrait et manque de mise en scène. Seules les courtes présentations de personnages bénéficient d’un effort qu’on aurait aimé plus présent. Quant à la forme, c’est du Zelda dans toutes ses coutures. Guidé par un hibou (tiens donc), le petit villageois devra faire preuve de courage pour empêcher le retour d’une horrible créature. Pour ce faire, il lui faudra explorer le vaste monde et triompher des donjons aux énigmes parfois retorses mais au combien gratifiantes une fois la solution trouvée. C’est alors bien dommage lorsque les bugs s’en mêlent, puisque l’échec ou l’incompréhension face à un casse tête, somme toute logique et très fréquent ici, laisse place à la suspicion d’une erreur de programmation du jeu. Et une fois la porte ouverte, difficile de la refermer, et le sentiment de plaisir est parasité d’une certaine frustration, surtout que sous ses aspects enfantins, le jeu ne vous fera pas de cadeaux. Les habitués de marqueurs sur la carte à suivre bêtement se sentiront perdus, et cela fait plaisir de retrouver des sensations éprouvés dans des vieux jeux comme Young Merlin ou Little Big Adventure. Par contre, cela ne sera pas de tout repos.

Baldo’s Gate

Si vous pensiez que ce Baldo serait une partie de plaisir, de relaxation et de détente, vous n’êtes pas au bout de vos surprises. La mort est tellement fréquente que les développeurs ont préféré retirer l’écran de Game Over dans la dernière mise à jour du titre, faisant économiser un petit temps de chargement. Si la chute dans le vide sera mortelle, ce sont surtout les ennemis qui pourront vous faire mordre la poussière en un seul coup, que ce soit au début ou à la fin du jeu. Et étant donné que vous commencez avec seulement 3 cœurs, et qu’un ennemi de base sera capable de vous les faire fondre en une attaque, vous pesterez contre un système de combat exigeant à la Dark Soul, avec roulade et objet de soin en pleine action, mais finalement assez peu précis au niveau des collisions et manquant d’ergonomie dans les boutons. Il en sera de même pour le temps de réapparition des ennemis qui pourra être jugé trop rapide, en particulier dans les donjons lorsque vous essayez de comprendre la solution. En dehors de cela, ces derniers sont très bien pensés et assez variés, usant du bloc à pousser sur un interrupteur ou du sens de l’observation, et l’obtention d’un nouvel objet élargira vos possibilités d’actions, même s’il restera limité à la torche et aux bombes, les autres étant des objets optionnels, un choix discutable et sans doute regrettable. Car pour ne rien faciliter, l’utilisation de ces outils consommera des orbes, ressources obtenues sur les ennemis ou dans le décor qu’il sera heureusement possible d’acheter au bout d’un moment. Conscient de la difficulté, des aides payantes seront à votre disposition dans le jeu et l’obtention d’objets de soin a été multipliée lors du dernier patch.

Une petite cure de Baldothérapie

Le titre a beau être incroyable pour une équipe de 3 personnes, en incluant le compositeur, un jeu ne peut pas sortir dans cet état là. Sans parler des bugs déjà mentionnés, il faudra faire avec des problèmes de taille de police, de texte dont on ne peut pas lire la fin (corrigé à la va-vite d’une façon peu esthétique dans le dernier patch en date), des erreurs de traduction nuisant à la compréhension : Baldo ne fait rien pour encourager le joueur à découvrir tout ce qu’il a à offrir. Sans le comparer à un Breath of the Wild, l’univers proposé est pourtant vaste, le sentiment de liberté et d’exploration bien présent, et la curiosité sera récompensée. Grâce à la collecte d’un certain objet ou à la résolution de quête annexe, votre barre de vie augmentera mais votre personnage sera toujours aussi vulnérable aux coups et aux conditions climatiques extrêmes. Il sera alors possible de débloquer des tenues pour y résister (ou de les payer très cher), et d’acheter de meilleurs boucliers, brisables, pour résister aux attaques ennemies. Il faudra donc toujours en avoir un ou deux en réserve, sans quoi les combats de boss pourront s’avérer très compliqués. Ce ne sont cependant pas les joutes qui vous tiendront en haleine, au contraire, mais cela n’enlève rien à un jeu qui propose une belle durée de vie, malgré une fin qui peu inspirée qui arrive de façon bien trop abrupte et qui n’encourage pas à y retourner.

Résumé :

Baldo se sera fait attendre, mais on ne lui en aurait pas voulu s’il l’avait fait davantage. Bien que les développeurs aient été réactifs, il est regrettable qu’ils n’aient pas pris le temps de mieux policher leur jeu qui a d’énormes qualités. La patte graphique du titre a tout pour plaire aux amateurs du genre, son système de jeu ravivera les fans de Zelda, avec des donjons exigeants qui vous demanderont une bonne dose de réflexion. Par contre, son manque de finition et sa difficulté pourront rebuter les joueurs les moins aguerris, sachant que le jeu devrait encore s’améliorer au fil du temps.

BienPas bien
Un univers GhibliesqueUne histoire basique
Des donjons maîtrisésUn manque de mise en scène
Une difficulté à l’ancienne, sans indicationsDes combats qui manquent de précision
Un mélange action, relexion et explorationUn gros manque de finition global
De jolies musique entraînantes Un équilibrage un peu bancal
Beaucoup d’heures de jeu à petit prixUne fin décevante et expéditive

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