FamilyGeek C'est mon avis Ori and the Will of the Wisps

Ori and the Will of the Wisps

Disponible sur Xbox One, Switch et PC

Voir une exclu Xbox arriver sur Nintendo Switch mérite bien un one-more-thing lors d’une présentation. Ce fut d’abord le cas d’Ori and the Blind Forest à la toute fin de l’Indie World d’aôut 2019. Puis avec l’arrivée dans Smash de Banjo-Kazooie et de Steve, tous issus de licences dont les studios appartiennent désormais à Microsoft, le géant américain a désarmorcé les rumeurs en déclarant que le nombre de jeux portés sur Switch serait limité. La communication, c’est tout un art, puisque peu de temps après, à la fin du Nintendo direct Partners Showcase de septembre 2020, ce fut à Ori and the Will of the Wisps de s’annoncer dans la surprise générale. Toujours avec Moon Studio à la baguette, faire mieux que le 1er opus salué par les joueurs et la critique n’était pas une mince affaire pour le studio autrichien. Et pourtant…

Voler vers de nouveaux Orizons

L’histoire de ce Will of the Wisps commence là où celle de Blind Forest s’arrêtait. Bien que non indispensable, il est donc préférable d’avoir suivi les aventures du jeune esprit de lumière avant de se lancer dans la nouvelle. On y retrouve ainsi la drôle de petite famille prêt à accueillir un nouveau membre. Kun, jeune chouette fraîchement sortie de sont œuf, possède une malformation d’une de ses ailes qui ne lui permettent pas de voler. S’en suivent une succession de jolies scénettes accompagnée par le thème si beau et mélancolique introduit dans le 1er qui nous montre comment, après être parvenus à surmonter cet handicap, Kun et Ori se retrouvent séparés après avoir été pris dans une tempête lors du vol d’inauguration.

Il faudra dès lors partir à la recherche de votre frère à plume en explorant cette nouvelle contrée hostile où la lumière semble s’éteindre. Manette en main, on se rend très vite compte que tout ce qui a fait le charme du jeu de 2015 est encore présent : les magnifiques décors aux multiples plans sont toujours de la partie, bien que moins détaillés et un peu flous en mode télé et les musiques sont toujours aussi enchanteresses. La nature sera encore à l’honneur cette fois-ci, et le jeu prendra toujours la forme d’un Metroidvania très efficace couplé à de la plateforme, amélirorant beaucoup de ces défauts et s’inspirant notamment du chef d’œuvre du genre sorti en 2017, Hollow Knight. Beaucoup moins sombre que ce dernier, Ori aura sa part d’obscurité et de noirceur.

Owl O’Light

La comparaison avec le jeu de la Team Cherry est inévitable car d’une, c’est un des tout meilleurs jeu 2D dans son genre, et de deux, parce que Moon Studio a été y piocher des éléments qui ne passent pas inaperçus. Le plus flagrant est sans aucun doute le marchant de carte insectoïde qu’il faudra débusquer pour révéler l’entièreté de la zone. Ce ne sera d’ailleurs pas le seul PNJ puisqu’un village faisant office de hub fera aussi son apparition. Pour le coup, cet ajout a été intégré intelligemment et ajoute de la vie à cet univers, chose qui pouvait manquer dans le précédennt opus. Ce lieu vous sera d’autant plus utile que vous vous y verrez attribuer des quêtes secondaires vous aiguillant dans l’exploration, mais ce sera aussi le lieu où vous pourrez dépenser les orbes que vous avez trouvées.

En effet, il sera possible d’acheter de nouvelles techniques ou d’améliorer celles que vous ont confiées les arbres de lumière, afin de faciliter vos déplacements et vos combats, un des éléments qui a d’ailleurs été rendus plus intéressants avec notamment l’ajout de combat de boss vraiment bienvenus. Enfin, vous pourrez ainsi acheter et améliorer vos fragments sprituels, là encore, un emprunt à Hollow Night puisque ces atouts vous occtoieront des bonus, avec un choix à faire étant donné que le nombre dont vous pourrez vous équiper sera limité. L’exploration sera encouragée et il ne faudra pas hésiter à bien fouiller pour mettre la patte sur les augmentations des jauges de vie et de magie. Un parcours de contre la montre sera à touver dans chaque zone, une partie Speed Run complètement assumée puisque le jeu propose même différents challenges de rapidité depuis son menu principal, avec classement en ligne.

Un jeu moins Oripilant

Que ce soit grâce à des améliorations du gameplay existant ou en y intégrant de nouveaux éléments, ce second opus rend la progression encore plus agréable et plus fluide. Cela est aussi dû à un jeu voulu plus accessible par les développeurs, car Ori 1er du nom, était moins doux qu’il n’y paraît avec des phases de pateforme exigeantes. Terminé donc le check point manuel en échange de précieux points de magie : vous reviendrez à l’endroit où vous avez foulez le sol pour la dernière fois en cas de trepas. Certains pourront regretter cette mécanique qui apportait une dose de stratégie et de stress, mais étant donné qu’il est parfois difficile de s’y retrouver dans les décors très colorés et très fournis et que l’apprentissage se fait parfois par la mort, c’est plutôt salutaire ne pas avoir à faire et refaire la même chose pour ceux qui ont le sang chaud.

Les amateurs de Die and Retry regretteront aussi que les phases de course poursuite, toujours présentes et spéctaculaires, aient vu leur difficulté (notamment leur longueur) revue à la baisse, ce que les plus nerveux salueront en revanche. Et lorque l’on ajoute les bonus que procurent les fragments spirituels, les plus ferus du genre devront sans doute opter pour le mode difficile d’emblée pour aller chercher leur dose de frustration/satisfaction tandis que les autres profiteront d’un superbe voyage l’esprit apaisé qui durera entre 10 et 15 heures, selon votre degrès de complétition, une durée satisfaisante qu’on aurait aimé un peu plus longue. Enfin, la taille réduit de l’écran de la Switch rendra l’expérience plus nette et moins fouillie que sur télévision, et il faudra malheureusement faire avec de rares bugs et quelques latences occasionnelles, surtout en fin de partie, après une téléportation et quand vous allez trop vite pour le jeu.

Résumé :

Pourtant déjà bonne, Moon Studio a su améliorer la formule de son Ori, en s’inspirant notamment de ce qui se fait de meilleur. Les combats ont gagné en intérêt même s’ils restent secondaires et l’univers est devenu plus riche. Comme les musiques et les graphismes sont toujours magnifiques, le jeu se parcourt encore plus agréablement, surtout que les développeurs ont choisi de le rendre plus accessible et moins rageant. Les amateurs de Speed Run auront de quoi s’occuper une fois l’aventure terminée. Une belle ballade mélancolique.

BienPas bien
Un régal pour les yeux et les oreilles Des soucis de lisibilité
Un univers plus vivant et nostalgiqueUne impression de flou accentuée sur télé
Une progression fluideUne aventure un peu courte
Un jeu plus accessible
Les combats de boss
L’aspect Speed Run bien pensé

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