FamilyGeek C'est rétro Herc’s Adventures

Herc’s Adventures

On a tous en mémoire un jeu multi qu’on a poncé avec un acolyte étant petit. Pour ma part, le plus beau souvenir de partage  vidéoludique prend place en Grèce antique au milieu des Dieux complètements loufoques et des échanges de coups de massue.  En décembre 1997, les possesseurs de PS1 ou de Saturn férus de multi coopératif auront l‘excellente surprise d’accueillir Herc’s adventure. Une pépite de Lucas Arts qui prenait la forme d’un jeu d’action vu du dessus à la manière d’un Zombies ate Neighbors. Je vais vous présenter un jeu qui est définitivement dans le cœur des 30 privilégiés qui l’ont  fait… Oui notre pauvre Hercule a été noyé dans le déluge des sorties de jeux de la Playstation et n’a été retenu que de quelques joueurs de bon goût.

Arès moi si tu peux !

La célèbre famille vivant sur l’Olympe traverse encore une nouvelle tragédie. Alors que le nectar et l’ambroisie coulent à flot,  Hades enlève Persephone, déesse de la végétation et accessoirement fille de Zeus. Ce dernier va faire appel à l’un des trois derniers guerriers qu’il lui reste. Nous avons le choix entre la force d’Hercule, les flèches d’Atlanta et l’équilibre d’un Jason. Il y a trois façons de jouer totalement différentes, ce qui donne d’autant plus d’intérêt à la coopération. Le gameplay est classique et efficace : il suffit d’attaquer tout ce qui bouge comme dans tout bon hack and slash. A noter que la perspective posera quelques soucis de précision. Il y a tout le bestiaire attendu dans une adaptation de la mythologie grecque : Harpie, cyclopes, l’hydre, amazones, médusa… Tout ce petit monde est là pour vous empêcher de vaincre Hadès.  Et autant dire qu’il y a un beau challenge! La difficulté des combats est ici liée aux ennemis « sacs à PV » qui reviennent trop rapidement à mon goût sur le champ de bataille. Et si il y a bien 2 choses qui ne reviennent pas souvent, ce sont  les « cornets » de vie et les points de sauvegarde. Les petits nouveaux  béniront l’émulateur et sa save à la volée. En revanche, si ca peut rassurer, la mort est peu pénalisante puisque nous pouvons reprendre notre aventure après avoir tué quelques squelettes en enfer.

Mon dieu que c’est beau

Herc’s adventure bénéficie d’une direction artistique proche de la bande dessinée avec une  2D magnifique et quelques effets de relief en premier plan réussi. Cette réussite visuelle se délecte dans un grand monde ouvert sans aucun  temps de chargement. Ce beau périple nous demandera d’explorer Athene, la Crête, la méditerranée ou encore l’Egypte. Le monde est vaste et labyrinthique, il pourra déstabiliser ceux qui détestent tourner en rond. La map n’a rien à envier au dédale de Minos. De plus, je ne sais pas si c’est la fibre point and click de Lucas Art qui a transpiré sur Herc mais  le véritable challenge est de comprendre comment atteindre certaines destinations ou passer les obstacles. Le jeu ne prend pas par la main et il est souvent avare en indice ; que cela soit sur l’utilité des objets ou le bon chemin à prendre. Toutes les solutions ne se présentent pas comme une évidence.  Il ne faut pas avoir peur d’explorer et de prendre le temps de comprendre son environnement. Autant dire qu’en 2021, on peut vite être amené à ouvrir une page Wiki. De ce fait,  la durée de vie est très correcte car elle pourra facilement  dépasser la vingtaine d’heures pour les non-initiés.

En slip Athéna

Enfin, terminons sur le point essentiel de cette relecture mythologique : l’humour omniprésent et bien meilleur que l’intertitre ci dessus! Si Les animations et les expressions des monstres/personnages font esquisser des sourires, la partie sonore provoque l’hilarité. Les protagonistes ont un vocabulaire assez riche (Cela va du « Je vais te zigouiller » des satanés squelettes au  « Ramez, sales chiens ! » du capitaine de la Trière) et les références humoristiques au passé de chaque interlocuteur font mouche. La VF donne l’impression d’être dans un vieux dessin animé d’Astérix, avec la qualité de l’enregistrement qui va avec. Les Dieux et héros de l’Olympe ont droit ici à des caricatures assez truculentes. Enfin, les musiques sont excellentes et adaptées à cet univers si décalé. Malgré des limitations techniques, le pari humoristique fonctionne encore  aujourd’hui à mon sens. Il est d’ailleurs drôle de voir que 23 ans plus tard Ubisoft tente une approche similaire avec immortals fenyx rising.

Herc adventure’s est un jeu culte qu’il faut découvrir pour son ambiance et son fun. Il n’était pas parfait mais méritait un succès à sa sortie au vu de la proposition originale. Le gosse que j’étais est triste de voir son doudou disparaitre des mémoires.


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