FamilyGeek C'est donc ça Metroid-like, Metroidvania, Metrosoulsvania ?

Metroid-like, Metroidvania, Metrosoulsvania ?

En 2021, il y a 2 types de joueurs : ceux qui paieraient 1500€ pour avoir une PS5 avant le prochain confinement et ceux qui attendent désespérément le spasme provoqué par l’annonce de la sortie immédiate d’Hollow knight Silksong lors d’un Nintendo direct.

Hollow knight premier du nom est simplement le chef d’œuvre du Metroidvania de ces dernières années. Ce titre est la synthèse d’un genre qui est né entre autres avec Super Metroid (1994) sur snes et Castlevania symphony of the night (1997) sur PS1. Le Metroidvania a traversé des décennies tout en inspirant de nouveaux courants, si bien qu’il est passé de sous genre à catégorie à part entière.  Il est connu de tous mais peu le définisse exactement. Il faut dire qu’il mélange les gameplays et que des mots barbares tels Metroid-like ou Igavania peuvent porter à con-metroid-fusion.

Metroid-Like

Créé avec la série Metroid , le Metroid-like est un jeu de plate forme/action en 2D proposant une bonne dose d’exploration. On y retrouve un grand monde ouvert avec différentes zones interconnectées suffisamment différentes dans leur design pour atténuer le coté labyrinthique. Enfin, certaines zones sont inaccessibles au joueur au début du périple : le monde se débloque au fur et à mesure que le héros acquiert de nouvelles capacités. Ainsi, la découverte de l’environnement ne se fait jamais en ligne droite.

D’ailleurs, le « Backtracking » est une des caractéristiques du Metroid-like. Il s’agit des allers-retours que le joueur devra effectuer pour retourner visiter des zones inatteignables aux premiers abords. Sur ce point, c’est le level design qui fera apprécier au joueur la retraversée du monde. Nous avons en bon élève Yokus island et son fast travel ingénieux puis le cancre assis à coté du chauffage incarné par Chasm et ses couloirs interminables.

Enfin, le personnage principal montera en puissance grâce aux équipements ou compétences acquis au fil des heures pour enfin pouvoir battre des boss terrifiants comme Ridley.

Metroidvania

Le suffixe « Vania » vient de Castlevania. Cette série de plateforme/action  basé sur le mythe de Dracula a progressivement digéré le Metroid-like au fil des épisodes pour proposer in fine le genre si cher à l’auteur de ces lignes : Le Metroidvania.

Castlevania a ajouté l’aspect RPG à la bonne base du Metroid-like vu précédemment. Système d’expérience avec montée de niveaux, récolte de sort et de nombreux objets, gestion d’inventaire, des statistiques à gérer… beaucoup plus d’éléments accompagnent la montée en puissance du héros. À noter, les termes Castleroïd ou Igavania sont des termes permettant de maximiser l’importance de Castlevania par rapport à Metroid sur un jeu.

L’ aïeul et le petit fils du Metroid-like :

J’aime à penser que Zelda premier du nom alliant action et aventure avec son monde ouvert et l’ascension du héros peut être considéré comme un Metroidlike avant l’heure. D’ailleurs, coïncidence ou ironie,  Zelda 2 ajoutera de la plate forme à son concept initial… ainsi qu’une pincée de difficulté. Avez-vous senti ma douloureuse transition ? Oui, je fais bien allusion au véritable descendant du Metroidvania : Dark souls. Monde ouvert interconnecté, montée en puissance via l’XP et le stuff, retour en arrière pour ouvrir des zones grâce à des clés ou des boss enfin franchissables…Tout est là. La famille des Souls a ajouté au Metroidvania la 3D, un gameplay axé sur le combat, ce sentiment d’accomplissement lié à la difficulté au dessus des standards, des boss mémorables, les raccourcis, la place centrale de la mort dans l’aventure… largement de quoi créer un nouveau sous genre : le Soulslike.

Enfin, nous avons vu l’essor du Metrosoulsvania! Salt and sanctuary ou Blasphemous font partis de cette niche par exemple. Ces deux bons jeux transposent le soulslike en 2D tout simplement. La boucle est bouclée !

Metroidvania à toutes les sauces

Depuis Cave story en 2004, la scène indépendante s’est emparée du Metroidvania quitte à voir le marché saturé.

L’avantage, c’est que le fan absolu a pu voyager dans tous les univers possibles : les mines d’un far west steampunk, des environnements extraterrestres, la montagne d’un ninja, le royaume souterrain d’hollownest, la forêt de Nibel, le château de Dracula, l’île aux sanctuaires, un royaume maudit, le Mexique, les îles célestes, l’horrible Orthodoxia, le monde de sel  ou encore le village de Koho. Si ces destinations ne suffisent pas à vous dépayser, certains jeux peuvent même proposer le mélange à un autre genre : Le rogue like pour Dead cells, le flipper pour Yokus island ou encore le shoot’em up inversé pour Outland.

La Switch a dans son catalogue quasiment toutes les meilleures aventures  du genre donc n’hésitez pas à vous perdre dans ces heures d’action et de plate forme. Il ne manque qu’une collection des Castlevania GBA/DS pour être au paradis  du Metroidvania.


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