FamilyGeek C'est mon avis Overcooked 2

Overcooked 2

Disponible sur PS4, Xbox One, Switch et PC

Overcooked est un jeu coopératif de cuisine développé par Ghost Town Games et édité par Team17 (dévoppeurs de la série Worms) sorti en 2016 sur PC PS4 et XBOX One puis adapté l’année suivante sur Switch dans une version Special Edition incluant les deux DLC Festive Seasoning et The lost Morcel. Récompensé et salué par la critique, le jeu s’était avéré être un excellent party game capable de pimenter vos soirées en famille ou entre amis. Un an plus tard, sa suite sortait sur toutes les plates-formes simultanément. Alors, est-ce que ça sent le réchauffé ?

Qu’y a-t-il au menu ?

La première impression d’un restaurant est importante, et le menu principal du jeu est cette fois beaucoup moins austère que dans le précédent opus, il est même plutôt symphatique et sa musique un peu mélancolique nous rappelle le thème du premier. Au choix donc : le mode Histoire, un mode arcade et un mode duel, disponibles tous deux en local ou sur internet, grosse nouveauté très appréciable. On nous propose également la sélection de son avatar ainsi qu’un rappel des contrôles. Rien de très original en soit, mais n’est-ce pas dans les vieux pots que l’on fait la meilleur soupe ? Attention cependant à ne pas vous gàcher la découverte du jeu car tous les niveaux (ou presque) sont d’ores et déjà disponibles dans ces deux modes. Mais si vous souhaitez vous lancez dans des parties à plusieurs tout de suite, c’est possible mais cela risque d’être très confus pour les néophytes.

Dans le mode Histoire, vous incarnez des chefs de cuisine qui, après une introduction scénaristique à base de recette maléfique et de pains de mie zombis (les zomb’mies, oui oui), doivent sauver une nouvelle fois le royaume Onion, peuplé du roi Onion en personne et de son fidèle compagnon canin Kévin. Comment ? En perfectionnant vos talents de cuisinier afin de rassasier ces bouches affamées. C’est ainsi que l’on se retrouve à bord d’un camion snack à arpenter les différents mondes de la carte afin d’apprendre à mieux coopérer. La coopération sera le maître mot. Bien que totalement jouable seul (on y incarne alors deux chefs simultanément, passant de l’un à l’autre en appuyant sur R), il est fortement recommandé de faire l’aventure à deux (ou plus, puisque le jeu est jouable jusqu’à quatre) pour profiter de l’essence même du titre : le multijoueur. Vous devrez alors, dans un temps imparti, réaliser le maximum de commandes affichées en haut de l’écran au plus vite (plus tôt le client est servi, plus gros est le pourboire) afin de récolter un maximum de points, ces derniers étant récompensés par l’attribution d’étoile allant de une à trois. Une étoile vous permet de passer au niveau suivant, mais il vous sera parfois un nombre précis d’étoiles. À noter sur la carte la présence anectodique d’interrupteur à actionner afin de progresser, dont le seul but sera de vous permettre de ne pas enchaîner les niveaux trop rapidement et de faire redescendre la pression. Il faut faudra également découvrir comment obtenir les niveaux de Kévin (au nombre de huit).

La recette d’un bon jeu

Pour le principe, d’accord, mais on fait quoi dans ce jeu ? Et bien on y fait la cuisine pardi ! Il s’agira de récupérer les bons ingrédients, les couper, les faire cuire, les assembler et envoyer le tout en salle, sans oublier de laver les assiettes sales. Le tout s’effectue simplement à l’aide de deux uniques boutons : un pour saisir et poser les objets, un autre pour effectuer les actions. Mais Overcooked 2 nous propose un troisième bouton, la véritable grosse nouveauté de gameplay : la possibilité de lancer les ingrédients ! C’est peut-être un détail pour vous, mais pour les connaisseurs, ça veut dire beaucoup. Sans pour autant boulverser le gameplay, cela rajoute au jeu une bonne dose de dynamisme et de fun, mais aussi une pincée de folie. Avec le mode en ligne, le quatrième bouton regroupera des émoticones, sensées faciliter la communication.

Au fil de vos escapades, vous découvrez de nouvelles recettes, en retrouvant celles du premier opus (avec enfin du fromage dans les hamburgers !) et six nouvelles, ce qui est honnête, même si on en voudrait toujours plus. Mais dans Overcooked, ce n’est pas tant la préparation des mets qui vous posera des problèmes que son exécution. Les développeurs ont eu recours à divers méthodes pour vous compliquer la vie : tapis roulants, interrupteurs, plates-formes amovibles et autres. Certaines idées de level design sont vraiment bien pensées et nécessiteront une communication active dans votre équipe, d’autres un peu moins. Mais l’ensemble est assez diversifié pour ne pas être répétitif au long des six mondes proposés (comprenant chacun six niveaux).

Techniquement, le jeu est mignon et très plaisant à regarder. Mais plus important, le jeu ne souffre d’aucun souci de fluidité contrairement à son aîné lors de sa sortie, chose essentielle pour ce genre de titre. Votre chef vous répond au doigt et à l’oeil, le jeu est parfaitement jouable au joycon. Petit plus, la case du décor sur laquelle vous allez agir est en surbrillance, ce qui peut être pratique pour les débutants, mais pas uniquement. Par contre, lorsque vous préparez une assiette ou que vous faites cuir quelque chose, une icône vous indique le contenu. Pratique, mais en cas de juxtaposition, cela devient un peu confus et manque de lisibilité. D’autre part, il y a quelques soucis de collisions et il arrive que les ingrédients ne soient plus préhensibles. Le tout reste très largement agréable à jouer. Peu de choses à dire sur la musique puisqu’en jeu, cette dernière sera couverte par les voix de vos camarades de jeu, leur rire ou leur cri. Sinon, le thème de la carte est beaucoup plus entrainant que celui du premier.

Différents modes de jeu et de cuisson

Evidemment, le mode histoire est très symphatique à faire (mais un peu court), surtout à plusieurs et notamment avec sa copine si vous souhaitez tester la solidité de votre couple. Vous pourrez une fois terminé, partir à la recherche des 3 étoiles mais il n’en restera pas moins un hors d’oeuvre comparé aux deux autres modes. Le mode arcade, dans lequel vous jouez en équipe dans le but de réaliser le meilleur score. On pourrait penser que ce qui était parfois difficile à deux sera plus facile à trois ou quatre mais il n’en est rien. La cuisine semblera plus petite et sans réelle organisation ni communication, cela deviendra un joyeux bordel. On pourra en revanche regretter que les niveaux soient en réalité ceux du mode Histoire, et qu’il soit impossible de choisir précisemment le terrain de jeu (on ne choisit que le monde).

Quant au mode duel, vous devrez réaliser un meilleur score que l’équipe adverse, et tous les coups seront permis, même le vol de nourriture ! Un membre de chaque équipe sera enfermé et cantoné à la cuisine tandis que l’autre jouera le rôle d’électron libre. Pour le coup ici, un stage pour chaque monde. Inutile de vous préciser que ce mode pourra générer de nombreux fous rires, cris de joie ou de colère. Tout un mélange d’émotions, le savant cocktail d’une vraie expèrience multijoueur, la Switch rendant la chose encore plus facile.

Cerise sur le gâteau, le mode en ligne est présent et fonctionne assez bien, même s’il est difficile de savoir si les petits soucis de latences rencontrés étaient liés à la connexion ou au service. On y retrouve aussi de rares problèmes de collision de personnage avec le décor dans certains niveaux. Il ne vous restera ensuite qu’à choisir si vous voulez jouer en privé ou en public. Avec les inconnus, le match making est rapide, mais encore une fois, jouer avec ses amis aura une saveur toute particulière.

Résumé :

Cette suite, grâce à ses quelques nouveautés, évite de laisser un arrière goût de DLC, sans pour autant révolutionner la formule qui fonctionnait bien, et c’est tant mieux. On pourra regretter cependant que les développeurs n’aient pas osé plus de choses et qu’il se soient un peu reposés sur leurs lauriers. Mais le fun est toujours plus que présent. Ceux qui découvriront la série vont en avoir pour leur argent, les autres apprécieront les nouvelles recettes, seront contents de découvrir les nouveaux niveaux et jubileront à chaque lancer d’ingrédients parfaitement dosé.

BienPas bien
Très accessiblePeu de vraies nouveautés
Le fun à plusieursQuelques soucis de lisibilité
Les nouvelles recettes
Le jeu en ligne
Le lancer d’ingrédients

Mise à jour (1) :

Depuis sa sortie, Overcooked 2 a eu droit à plusieurs mises à jours, qu’elles soient gratuites, avec l’ajout de modes de jeu (survie, entraînement), d’une 4ème étoile à obtenir dans chaque niveau mais aussi avec du contenu gratuit (nouvel an chinois), ou qu’elles soient payantes. Le 1er DLC, intitulé Surf’n’Turf, était sorti en été pour nous rafraîchir à grands coups de pistolet à eau et de cocktails, et ce fut au tour de Camp Fire Cook Off (vendu à l’unité ou intégré au season pass) de proposer une ambiance chamallow au coin du feu et sac à dos. Cet équipement sera d’ailleurs une des nouveautés, outre les habituels nouveaux chefs et nouvelles recettes. Dans les 12 niveaux proposés (et 3 niveaux de Kevin bonus), vous devrez parfois récupérer des ingrédients non pas dans une boîte placée à un endroit précis mais dans le sac que porte votre(vos) compère(s) sur le dos. Une mécanique qui nécessitera de l’organisation, de la communication et qui engendrera des fous rires à coup sûr. Le DLC propose également des variantes de recettes bien connues en plus de 2 nouvelles, dont les chamallow grillés au feu qu’il vous faudra alimenter en bois. Pour ceux et celles qui avaient encore faim de plus de recettes et de plus de niveaux, ce DLC apportera ce qu’il faut pour sustenter votre appétit de jeu collaboratif et votre soif de joyeuses engueulades.

Mise à jour (2) :

Ghost Town et la team 17, bien décidés à alimenter leur Overcooked 2 via des mises à jour, vous offrent 5 nouveaux chefs gratuitement (All at Sea Pack) et vous servent le 2ème DLC du season pass : Nuit de la Horde des Meurt-de-faim (Night of the Hungry Horde). Après une escapade estivale et une virée en camping, vous voilà de retour au bercail dans un décor macabre pour toujours plus de défis culinaires excentriques. Pour ce faire, vous pourrez compter sur les 4 nouveaux cuistots et pour l’occasion, vos traditionnels couteaux de cuisine pourront cette fois, après la hache de camp, être remplacés par une bonne vieille guillotine dans laquelle il faudra insérer vos ingrédients avant de l’activer à distance. Le roi Oignon n’a qu’à bien se tenir ! Vous devrez alors littéralement vous remettre aux fourneaux puisque ce mode de cuisson, qu’il faudra fournir en charbon, sera une nouvelle mécanique permettant de mener à bien les nouvelles recettes, et celles revisitées avec de nouveaux ingrédients. Cerise sur le gâteau, ce DLC ajoute, comme son nom l’indique, un nouveau concept de niveau : les hordes. À l’instar du mode zombi de Call of Duty, vous devrez repousser des vagues d’ennemis en les nourrissant afin de les empêcher de pénétrer dans votre cuisine et tout saccager. Des barricades vous protégeront mais les monstres affamés les détruiront si vous ne les servez pas assez vite. Cet ajout renouvelle et pimente les parties avec une bonne dose de stress vous obligeant à jongler entre la préparation des mets et la réparation des barrières. Vous aurez donc de quoi faire dans ce 2ème DLC avec ses 12 niveaux classiques, 8 niveaux hordes, et 3 niveaux bonus de ce bon à rien de Kévin.

Mie à jour (3) :

Dernier DLC que nous sert la team 17 dans son Season pass ou à l’unité, Carnival of chaos explore cette fois les saveurs de la fête foraine. La junk food sur plateau est à l’honneur avec notamment 2 nouvelles recettes que vous pourrez exécuter à l’aide de 4 nouvelles têtes dans les 15 niveaux proposés. Malheureusement, le goût de nouveauté qu’avait apporté le mode horde du précédent DLC est vite passé, et malgré les quelques nouvelles mécaniques toujours sympathiques, on a l’impression que les développeurs nous ont livré tout ce qu’ils avaient dans le ventre. Il est peut-être temps de rendre le tablier, ce serait dommage de risquer l’indigestion. Toutes les bonnes choses ont une fin !


Laisser un petit mot

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Articles dans la même catégorie