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Into the breach

Into The Breach Review - IGN
Disponible sur Switch et PC

Après « Faster than light » sorti en 2012, Subset Games est revenu six ans plus tard avec une nouvelle licence alliant de nouveau stratégie et rogue like. Mais cette fois ci, basé sur du tour par tour. Into the breach c’est quoi ? C’est un mix savant de « Pacific rim », « Edge of tomorrow », « Advance wars » et un bon vieux jeu d’échec. Nous avons là un jeu de stratégie avec de gros pixels qui se déroule sur un échiquier de 64 cases où une escouade de 3 méchas est appelée pour déjouer l’invasion de Kaiju sur Terre. Il faudra protéger les bâtiments bondés de civils et vaincre ces insectes gigantesques venu de la brèche inter dimensionnelle. En cas d’échec lors d’une bataille, la partie est perdue définitivement et l’un des pilotes de mécha reviendra dans le passé afin de retenter de sauver le monde. La temporalité justifiera évidemment toutes ces « runs » liés au genre.

Balayons tout de suite la partie narrative : elle est quasi inexistante. C’est dommage d’autant qu’il y a un background original qui aurait pu être plus développé. Ici pas de campagne scénarisée mais une simple succession d’îles composées de niveaux aléatoires à traverser avec quelques dialogues en fond. Même si la narration minimaliste est courante dans les rogue like, « Hades » de Supergiant Games nous a prouvé dernièrement  qu’on pouvait parfaitement y intégrer de la narration riche et intéressante.

Test Into The Breach - Le nouveau coup de génie de Subset Games

Mecha-lculs sont bons

Lors d’une bataille, l’objectif est de survivre un certain nombre de tours et d’accomplir des objectifs secondaires. Chaque bataille nous permettra de gagner de la vie, de l’expérience, des armes et de  nouveaux pilotes de mecha afin de mieux appréhender la prochaine confrontation. Le cœur de  « Into the breach » est son gameplay tactique d’une profondeur insoupçonnable au premier regard. Au début de chaque tour, nous connaissons les prochaines actions de l’ennemi et le tout est de réagir intelligemment avec nos 3 méchas. La difficulté est bien  présente et le jeu vous rappelle à l ordre à la moindre erreur. Il n’y a pas de probabilité ou de hasard dans les tirs : si les villes prennent des dégâts ou que l’un des chars d’assauts trépasse, c’est entièrement lié aux choix du joueur. Exigeant, oui, mais très satisfaisant lorsque l’on prend 5 minutes de réflexion avant de déchainer les enfers sur l’adversaire alors que la situation paraissait catastrophique de prime abord.

 Il y a un apprentissage de la lecture du jeu qui se fait naturellement au fil des combats et on finit par anticiper les actions futures. Il faut prendre en considération une multitude de données liés aux combattants et à l’environnement, vérifier qu’on ne déplace pas une unité dans une case qui nous gène finalement, choisir entre tuer, dévier un tir ou bloquer le respawn d’un ennemi…La solution idéale n’existe pas forcement et il n’est pas rare d’estimer le moindre mal. Tous les éléments de gameplay s’imbriquent et la recherche de synergie devient primordiale pour palier à la minorité numérique de notre équipe face aux monstres. Unique reproche que je peux faire est lié au déploiement initial. Nous choisissons où positionner nos unités sur la map au pifomètre puisque les ennemis ne sont même pas encore placés. Il y a un certain agacement à voir son 1er tour ruiné parce qu’on n’a pas la bonne unité à proximité…

I’ll be back

Enfin la durée de vie dépendra du joueur. Il y a matière à passer 50-60 heures sans s’ennuyer une seconde grâce à ses modes de difficultés, l’ordre des îles choisis modifiant réellement leur proposition de batailles, les succès à débloquer, toutes les escouades de mechas à maitriser puis ajouter à cela la possibilité de créer sa propre dream team de guerre. Cependant, celui qui n’est pas complétiste n’aura pas de réel récompense in game à refaire le jeu une multitude de fois. La campagne se termine en 4 heures en mode facile et ajoutez à cela une dizaine d’heures pour le réussir de nouveau en normal. Je pense qu’une petite croquette telle une narration adaptée et différentes fins aurait pu motiver le joueur à réussir plusieurs fois l’aventure de différentes manières. Pour ma part, le plaisir de jeu est largement suffisant pour m’y replonger à chaque occasion.

Résumé :

Subset games est passé de la stratégie en temps réel au tour par tour avec brio. Porte étendard dans son domaine sur Switch, il ne faut pas se fier à ses graphismes simples. Nous avons là un tactical exigeant et jouissif. « Into the breach » promet des heures de réflexions et d’extermination d’insectes à qui veut s’engouffrer dans la brèche.

BienPas bien
Profondeur tactiqueLe côté rogue like pourrait rebuter
Game design parfaitDurée de vie du jeu très courte pour le non-complétiste
Concept simple, efficace et addictif. Une réussite !Aspect graphique aussi minimaliste que le scénario
Pas de hasard, chaque choix est importantLe déploiement hasardeux
Belle courbe de progression accompagnée d’un challenge intéressantLa visibilité dans de rares occasions
Batailles courtes, idéal en nomade.
Prix tout doux

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